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Maisons en bois

Conductivité thermique du bois : pourquoi il isole naturellement

La conductivité thermique du bois, notée lambda, est faible : la chaleur le traverse difficilement, bien moins que le béton ou l'acier. Cette propriété limite les ponts thermiques d'une maison à ossature bois, sans dispenser d'un isolant pour atteindre une bonne résistance thermique des murs.

Un matériau peu conducteur

La conductivité thermique mesure la facilité avec laquelle la chaleur traverse un matériau. Celle du bois de construction est faible, de l'ordre de 0,1 à 0,2 W/m·K selon l'essence et la densité, bien inférieure à celle du béton et sans commune mesure avec celle de l'acier.

Plus le lambda est bas, plus le matériau est isolant. Le bois se situe ainsi entre les matériaux de structure lourds, très conducteurs, et les véritables isolants comme les laines minérales, la ouate de cellulose ou la fibre de bois, dont le lambda est encore nettement plus faible.

Pourquoi

Le bois est constitué de fibres creuses qui emprisonnent de l'air, mauvais conducteur de chaleur. Plus un bois est léger, plus il isole.

Les résineux, comme le sapin, l'épicéa ou le douglas, souvent utilisés en construction, sont plus légers que les feuillus durs comme le chêne, et donc un peu plus isolants. L'humidité joue aussi : un bois humide conduit mieux la chaleur qu'un bois sec, d'où l'importance d'employer des bois séchés et de protéger la structure de l'eau.

Conductivité et résistance thermique

La conductivité est une propriété du matériau ; la résistance thermique, notée R, décrit une paroi d'épaisseur donnée. On l'obtient en divisant l'épaisseur du matériau, en mètres, par son lambda : à matériau égal, plus la couche est épaisse, plus la résistance est élevée. La résistance d'un mur entier s'obtient en additionnant celles de ses couches successives. C'est cette valeur R, et non le lambda seul, que fixent les exigences de la réglementation pour les parois d'une maison.

Ce que cela change dans une maison

Une ossature bois limite les ponts thermiques, et le bois est agréable au toucher, même froid. Il ne suffit pas pour autant à isoler un mur : on remplit l'ossature d'isolant pour atteindre les performances exigées.

Dans un mur à ossature, l'isolant occupe l'espace entre les montants, et les montants eux-mêmes forment des ponts thermiques modérés grâce à la faible conductivité du bois. Une isolation complémentaire, par l'extérieur ou par l'intérieur, recouvre ces montants et améliore encore la performance. Le choix entre ces solutions est détaillé dans la comparaison de l'isolation intérieure ou extérieure d'une maison bois.

Le confort d'été

Les isolants denses, comme la fibre de bois, ralentissent le passage de la chaleur en été, un complément utile à l'ossature légère.

En hiver, la faible conductivité du bois donne aussi une sensation de paroi plus chaude au toucher qu'un mur en béton à température égale, ce qui contribue au confort ressenti.

Ce ralentissement, appelé déphasage, retarde l'arrivée de la chaleur extérieure à l'intérieur de plusieurs heures, jusqu'à la fraîcheur du soir. Une maison en bois légère gagne donc à associer des isolants denses, des protections solaires sur les baies et une bonne ventilation nocturne. Les avantages d'une maison bois en matière de confort reposent sur cet équilibre entre structure légère et choix des matériaux.

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